L'ouverture frappe dur : mûre juteuse rencontre l'encre brute. L'encens surgit immédiatement, apportant une fumée qui enveloppe. C'est étrange, presque cru, comme si le parfum se dessinait en noir sur la peau. Au cœur, les résines épaississent tout. Myrrhe dense et gommeuse s'installe, créant une sensation collante et charnelle. Progressivement, la mûre sucre davantage, devenant presque candifiée. La base s'impose graduellement. Bois secs et balsamiques dominent. Sandalwood vient tempérer la dureté. Musc blanc s'enveloppe autour sans qu'on le sente vraiment. L'expérience globale : hypnose par le regard du serpent. Coincé entre vouloir fuir et vouloir rester. Inky, suffocant, charnel. Volontairement difficile à porter. Ce parfum marque, il ne décore pas.